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Répression syndicale en Guadeloupe

Publié le par pcf23

CICR.jpgDéclaration du Comité international contre la répression (pour la défense des droits syndicaux et politiques)
Cicr - 28 rue des Petites Ecuries 75 010 Paris

Nous, militants, responsables syndicaux et démocrates, attachés à la défense des libertés individuelles et collectives, décidons de répondre à l’appel lancé par le Comité international contre la répression (Cicr) en raison de l’extrême gravité des faits qui ont lieu en Guadeloupe.

Une intense répression antisyndicale se développe, tout particulièrement contre les militants et responsables de l’UGTG dont Elie Domota est le secrétaire général, mais aussi, par exemple en 2009, contre des militants de la FSU et de l’UNSA.

Au-delà des opinions nécessairement diverses que chacun d’entre nous peut avoir, nous ne saurions accepter la répression qui s’abat actuellement tendant à criminaliser l’action syndicale. D’autant que cette répression est le fait de notre propre gouvernement.

Syndicalistes, en France, nous estimons qu’en défendant l’exercice des libertés et droits syndicaux en Guadeloupe, nous défendons par là même les libertés et droits syndicaux dans l’hexagone.

Nous rappelons que les autorités françaises sont signataires des conventions de l’OIT (N° 87 et 98) protectrices de la liberté syndicale.

Au premier trimestre 2009, une grève générale de 44 jours se concluait en mars par les accords Bino. Depuis, une spirale répressive multiforme de provocations contre des militants syndicaux, de licenciements de délégués et une vague de procès sans précédent contre des dizaines de militants et responsables, principalement de l’UGTG, s’est accélérée. Répression anti-syndicale à laquelle s’ajoutent les pressions à l’encontre des avocats de ces mêmes militants (dont certains sont victimes d’écoutes).

Suivant un processus allant crescendo, les années 2010 et 2011 ont vu une recrudescence de procès à caractère de masse accompagnés, la plupart du temps, du non respect des règles de droit. L’objectif principal : tenter de discréditer le combat syndical en criminalisant l’action des militants pour museler toute démarche revendicative.

Pour le seul mois de novembre 2011, 21 militants de l’UGTG ont été traduits devant la justice ! Depuis cette date, l’ancien secrétaire général de l’UGTG, Raymond Gauthiérot, a été condamné à trois mois de prison ferme. Charly Lendo, actuel secrétaire général adjoint de l’UGTG, convoqué par le tribunal correctionnel pour des faits non justifiés, puis relaxé, a été condamné parce qu’il a refusé des prélèvements ADN, c’est-à-dire d’être considéré comme un délinquant de droit commun.

Cette avalanche de procès contre les syndicalistes de l’UGTG, les procédures sans fin, dont celle dont est l’objet, par exemple, Michel Madassamy, condamné à trois mois de prison avec sursis, la campagne de presse calomnieuse, provocatrice contre le secrétaire général de l’UGTG, Elie Domota, en particulier, sont autant d’éléments constitutifs d’une situation où s’installe dangereusement et insidieusement un Etat d’exception.

Une situation largement condamnée par le mouvement syndical de l’île, comme en témoigne la conférence de presse commune, tenue mercredi 18 mai 2011, en présence des secrétaires des Unions départementales CGTG, CGT-Force ouvrière et de l’UGTG.

C’est pourquoi les soussignés, profondément attachés à la défense de l’exercice des libertés collectives et individuelles en Guadeloupe, comme dans l’hexagone, entendent alerter les militants, l’opinion ouvrière et démocratique.

Conscients de leurs responsabilités, les soussignés appellent solennellement les pouvoirs publics à faire cesser la répression antisyndicale en Guadeloupe et à lever toutes les poursuites.

Je signe publiquement cet appel
et demande à être tenu informé des suites de la campagne

Nom : …………………………………….. Prénom : ………………………………..

Coordonnées (mail / téléphone / adresse) …………………………………………

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-Qualité : (organisation syndicale, responsabilité, département )
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-autres responsabilités (politique, associative, etc..) :
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A renvoyer au Cicr 28 rue des petites écuries 75010 PARIS.

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