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PREMIERE UNIVERSITE d'ETE DE LIMOUSIN TERRE DE GAUCHE ET COMMISSION PERMANENTE DU 28 JUIN

Publié le par pcf23

I) Première université d'été de LTG

A l’initiative des élus régionaux (Christian Audouin, Stéphane Lajaumont, Laurence Pache, Véronique Momenteau, Joël Ratier, Pascale Rome), Limousin Terre de Gauche organise sa :

Première université d’été
le samedi 10 septembre
à Nedde (Haute-Vienne).

Moment d’échanges et de convivialité, cette rencontre à laquelle sont invités à participer tous les militants et sympathisants de Limousin Terre de Gauche des trois départements se tiendra sous chapiteau à partir de 16h00.
Elle permettra de faire un premier bilan de l’activité du groupe, de dégager des perspectives pour l’année à venir mais aussi de constituer des groupes de travail pour enrichir la réflexion des élus et contribuer au développement de l’action du mouvement Limousin Terre de Gauche.
A 19 heures, le maire de Nedde viendra saluer nos travaux avant une partie festive avec buffet sous forme d’auberge espagnole (chacun contribue au repas collectif en apportant à manger... ; apéritif et boissons offerts par le groupe) et animation musicale assurée par un groupe régional.
Vous êtes donc invité-e ! Réservez dès maintenant cette journée !

 

II) Commission permanente du 28 juin 2011
limousin_cpPrécédée de quelques jours par une séance plénière, cette commission permanente, malgré le nombre important de dossiers présentait peu de rapports polémiques. 
En matière de formation-éducation, les élus de Limousin terre de gauche ont ainsi voté des dossiers aussi divers que des subventions pour : - des équipements pédagogiques dans les lycées relevant de l’Education nationale et de l’agriculture. - la réhabilitation d’un bâtiment de la Cité universitaire La Borie. - le programme régional de mobilité internationale en faveur des étudiants - le dispositif individuel de professionnalisation vers l’emploi. - l’achat de cyclomoteurs au bénéfice d’une association qui les prêtera à des chômeurs en formation ou en recherche d’emploi.  
Ils se sont par contre abstenus sur la majoration de 200 euros annuels versés aux employeurs d’apprentis, considérant cette augmentation trop importante et marquant le souhait de l’exécutif régional d’accompagner la politique de développement de l’apprentissage prônée par le gouvernement, au détriment de l’enseignement public. Abstention également sur l’attribution d’une subvention à la FRSEA (fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles) pour la mise en œuvre d’un dispositif spécifique d’accompagnement au départ en formation d’agricultrices : c’est aux Chambres d’agriculture d’assurer ce type de missions. Les quatre représentants du groupe à la CP ont par ailleurs voté contre l’habilitation d’un organisme privé habilité à dispenser des cours dans le cadre du dispositif « chèque formation langue », puisqu’il existe des organismes publics pour assurer de tels cours.  
Les très nombreux rapports consacrés à la culture et au sport ont été approuvés en quasi totalité par le groupe. Citons à titre d’exemples les subventions spécifiques à l’association Tuberculture de Chanteix (19), à l’association du centre culturel et artistique Jean Lurçat à Aubusson (23), à l’association Bandafolies de Bessines (87), l’engagement en faveur d’autres associations au travers du FSCIL (fonds de soutien aux initiatives culturelles locales), une subvention complémentaire de 13.500 euros en faveur de l’IEO (Institut d’études occitanes), le soutien à diverses ligues et comités régionaux sportifs (basket-ball, escrime, Comité limousin du cyclisme )…  
Par contre LIMOUSIN TERRE DE GAUCHE a voté contre l’attribution d’une subvention exceptionnelle de 100.000 euros destinée à combler - aux côtés d’autres collectivités - le déficit du CAB Brive pour la saison écoulée. Un vote motivé par le refus d’encourager les dérives financières trop courantes du sport professionnel et par une récente déclaration du Président de région affirmant lui-même qu’à l’avenir la Région n’entendait plus combler les déficits ; engagement auquel il vient lui même de déroger en présentant ce dossier à la commission permanente.  
Autre refus, celui de subventionner deux tournois de tennis patronnés par la BNP/Paribas et par Aviva : à l’évidence cette banque ainsi que le 6ème assureur mondial, qui ont dégagé respectivement 2,6 milliards et 304 millions d’euros de bénéfices ont les moyens d’organiser seuls cette manifestation qui a pour but premier d’améliorer leur image !  
Plusieurs « contrats de progrès » avec des filières agricoles étaient soumis à l’approbation des élus de cette CP. La plupart n’ont pas amené de remarques particulières de la part du groupe ((filières lait, petits animaux, ovins) qui les a voté. Il s’est en revanche abstenu sur le « contrat industries agroalimentaires » trop centré autour de simples actions de communication et ne comportant que peu de mesures pour encourager les circuits courts. Laurence Pache, Stéphane Lajaumont et Pascale Rome se sont également abstenus sur le contrat « fruits et légumes » estimant qu’il restait beaucoup à faire en matière de prévention des risques phyto-sanitaires (absence de conditionnalités environnementales). Christian Audouin a pour sa part voté pour, jugeant que les efforts engagés en ce sens par la profession méritent d’être encouragés.  
Concernant les aides aux entreprises, le groupe a réitéré ses remarques sur l’absence de conditionnalités sociales et environnementales et l’effet d’aubaine qu’elles présentent trop souvent pour les sociétés, qu’il s’agisse de l’emploi, des dispositifs d’innovation ou d’investissements matériels. De la même manière, il a souligné que les aides répétées aux pôles de compétitivité lors de cette commission permanente, sur deux pôles qui touchent très partiellement le Limousin, à savoir Viaméca pour la mécanique et Cancer Bio Santé pour la médecine et la pharmacie) contribuaient à une mise en concurrence des territoires et ne s’accompagnaient jamais d’exigences d’innovations sociales dans l’intérêt des salariés.  
Limousin Terre de Gauche s’est enfin une nouvelle fois abstenu sur la sortie du dispositif emploi associatifs d’ici un an pour six associations, rappelant à l’exécutif son engagement à réexaminer ces dossiers le moment venu. (A noter que lors de la commission thématique, Véronique Momenteau avait refusé le nouvel agrément pour 6 emplois au sein d’une même structure, estimant qu’il s’agissait là d’une décision discriminatoire à l’encontre d’autres associations).
(Laurence Pache, engagée dans l’initiative « Un bateau pour Gaza » et alors à Athènes, avait laissé un pouvoir aux élus présents).
III) Tribune du groupe dans le numéro de juillet 2011 de la Lettre du Limousin

lettre du limousinEmprunt obligataire : le piège des marchés financiers

Constatant à juste raison que les recettes de la Région sont aujourd’hui « fortement contraintes » (baisse des dotations d’Etat, suppression de la taxe professionnelle), l’agence indique dans ses attendus que la note accordée, AA, ne pourra être conservée –ou améliorée- que dans le cadre «d’un pilotage très strict des dépenses ».

En clair, si la Région veut garder la confiance des investisseurs, au regard de cette logique libérale, elle pourra être conduite à limiter à son recours à l’emprunt, à tailler dans les moyens dévolus au fonctionnement et aux investissements. Dans ces conditions, quid demain du niveau d’intervention de la Région dans ses domaines de compétences ? Quid du programme de travaux dans les lycées, du développement du transport ferroviaire régional, du maintien d’un appareil de formation de haut niveau, du soutien au monde associatif, culturel et sportif ?  

Ne pas jouer avec le feu

En acceptant de passer sous les fourches caudines des agences de notation l’exécutif régional ne joue-il pas avec le feu ? Toutes proportions gardées, les exemples de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal ou de l’Espagne sont à méditer. Ce sont les peuples qui payent aujourd’hui la dégradation de la note de ces Etats, au travers de plans d’austérité sans précédents, conjuguant privatisations, coupes budgétaires, reculs des droits pour les salariés. La France n’est pas à l’abri : la même agence « Standard and Poor's » vient d’annoncer qu’elle pourrait remettre en cause la note "triple A" à l'horizon 2020 si le gouvernement n'amplifie pas la réduction de ses déficits et ne mène pas de nouvelles réformes de la Sécurité sociale.

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