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Les centres de santé, une réponse pertinente aux déserts médicaux

Publié le par pcf23

HumalogoLe jeudi 12 juillet 2012 l'Humanité a consacré ses pages "événement" à la question des déserts médicaux en présentant les centres de santé comme exemple de réponse.

 

Avec 0,59 médecin généraliste pour 1000 habitants, les quartiers populaires se trouvent aussi démunis que les zones rurales face au problème de la désertification médicale. Parmi les solutions : la création de centre de santé.

Président de l’Union syndicale des médecins de centres de santé, Eric May décrypte dans l’Humanité du 12 juillet, les raisons de ces disparités territoriales dans l’offre de soins et avance des solutions.

"Il faut, d’abord régler le problème démographique en formant massivement des professionnels de santé. Il y a ensuite le problème de la répartition sur le territoire. Sans être pour des mesures coercitives, il va bien falloir trouver une solution négociée qui tende à aider les médecins à s’installer dans ces zones désertés, ces quartiers difficiles où les gens connaissent la triple peine de la misère sociale, de l’insécurité et de l’absence d’offre de soins. Et c’est là qu’apparaît toute la pertinence des centres de santé".

"Ces structures collectives à but non lucratif permettent dans un même lieu de centraliser une offre de soins complète (généralistes, infirmiers, kinés, radiologues, orthodontistes etc...) et de garantir l’accès à tous par la pratique du tiers payant et le respect des tarifs opposables. Cela permet de sécuriser à la fois le patient, dans son parcours de santé, et de médecin qui peut avoir des inquiétudes à aller s’installer tout seul. Les médecins y sont salariés, ce qui fait qu’il n’y a plus de rapport mercantile avec le patient. Leur existence est une réponse à la désertification".

Eric May rappelle que "les missions sociales des centres, la pratique du tiers payant et la promotion de la santé publique ne sont financées ni par l’Etat ni par la Sécu. Cela entraîne des déficits structurels que le mode de financement classique, paiement à l’acte, ne suffit pas à compenser. En clair, on a des structures créées par la loi, pertinentes, avec des missions précises, mais sans financement adéquat !".

L’Union syndicale des médecins réclame un financement de la pratique du tiers payant qui représente envion 15 % des frais de structure. Cette mesure permettrait à la plupart des centres de santé de survivre et à d’autres d’émerger.

 

Le 52ème Congrès National des Centres de Santé se tiendra :

le lundi 1er et le mardi 2 octobre 2012, à l’A.S.I.E.M, 6 RUE Albert de Lapparent PARIS (75007)

 

Lire sur le site de l’Humanité : "Le dispensaire municipal, un choix politique" article de Cécile Rousseau.

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