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La Classe Ouvrière au menu de l’UE d’été du PCF

Publié le par pcf23

 28 Août 2011 – "La classe ouvrière ces disparus qui représentent 25% du salariat", atelier animé par Marion Fontaine, maître de conférence à l'université d'Avignon.

Mini compte rendu de Marie-Hélène Pouget-Chauvat.

 

C’est un atelier que j’ai trouvé passionnant.

Le compte rendu que j’en fais n’engage que moi, il ne s’agit pas d’une retranscription des recherches de Marion Fontaine mais du condensé de ce que j’ai cru comprendre à travers mes filtres personnels.

 

Il y a aujourd’hui en France environ 600 000 ouvriers mais peut on encore parler de classe ouvrière en 2011 ?

Un peu d’histoire :

Par rapport à d’autres pays (l’Angleterre par exemple) le mouvement ouvrier a été difficile à forger en France à cause par exemple de l’industrialisation très lente qui s’est faite par noyau circonscrits ( Est, Paris…)

Des années 30 aux années 70 une stabilisation, une « dignification », une homogénéisation du groupe prennent œuvre. Le PCF y contribue et s’ancre dans ce groupe.

Dès les années 60 il existe cependant des signes de déstructuration, à cause par exemple de la tertiarisation, de la désindustrialisation (mines, textile, sidérurgie…), demande de compétences nouvelles et plus pointues… qui finiront par déboucher sur un chômage de masse.

Dans le même temps le monde ouvrier subit des mutations du mode de vie avec l’accès à la consommation, qui est bien sûr positif, mais également facteur d’individualisation.

Tous ces éléments contribuent à la segmentation du milieu ouvrier.

Depuis les années 80 la forme d’organisation du travail change :

  • Intensification et augmentation de la productivité
  • Promotions bloquées
  • Souffrance au travail

Cette organisation contribue à la crise du militantisme et du syndicalisme, renforcée par une incroyable segmentation du groupe ouvrier qui ne contribue pas à l’unification du groupe.

  • Jeunes surdiplômés - vieux travailleurs
  • Intérimaires - cédéistes
  • Ouvriers d’immigration ancienne - récente…
  • Une grande sensibilité aux petites inégalités se fait jour dans des populations précarisées

Depuis les années 80 on peut parler d’une invisibilité du mouvement ouvrier, quand il y a mobilisation, celles-ci restent défensives contre des mesures imposées et non plus offensives pour des mesures demandées.

Aujourd’hui 6% des salariés se disent ouvriers, les autres se réclament de la classe moyenne. L’image du mot ouvrier semble renvoyer aux mots victimes, vaincus, voire même de misérable.

 

Même si dans une société, une classe apparaît numériquement, il faut, pour qu’elle existe socialement qu’elle se reconnaisse elle-même une existence, qu’il y ait une unité.

Quelle est l’unité revendiquée par les 600 000 ouvriers et les 700 000 personnes du salariat d’exécution ?

Unité dans les revenus ? Dans le style de vie ? Dans les inégalités sur l’espérance de vie ? Dans l’accès à l’orientation scolaire ?

 

Comment donner existence à la base sociale d’un parti ? Comment redonner de la dignité à un groupe ? Comment rassembler ? Sur quels mots ? Quel projet lui proposer ?

Il y a un travail sur les critères à fonder pour créer une appartenance.

Faut-il définir des droits universels ? Droit à la nourriture, au logement, à la santé, à l’eau, à l’énergie, à la culture ?

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chapelle jean paulette 03/09/2011 06:43


je suis d'accord avec toi ! la première démarche essentielle à entreprendre c'est : définir et redonner à tous, les droits fondamentaux de l'humain qui sont remis en cause sans respect aucun pour
les signatures effectuées par les pays du monde entier .si ,nous laissons faire, nous serons bientôt des machines a fournir de la production sans rétribution et sans possibilité de garder liberté
et sens critique!il ne s'agit pas de choisir un Sauveur mais un programme précis et les points d'accord ne manquent pas ! Seulement , il faut se faire comprendre et ne pas tricher .Les vérités sont
multiples !les bonnes volontés aussi courage pour la rentrée !