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Avec le Front de gauche, une autre Europe, une autre mondialisation

Publié le par pcf23

Universitaires, écrivains, artistes, dirigeants de mouvements politiques ou sociaux, Européens, citoyens du monde arabe, Américains du Sud et du Nord : 165 personnalités de 36 pays, engagées contre «les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé», s'engagent avec cet appel international pour le succès du mouvement mené par Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle.

 

 Nous, universitaires, intellectuels, écrivains, artistes, dirigeants de forces politiques, de syndicats, de mouvements sociaux et citoyens, sommes engagés dans la construction de fronts politiques et sociaux, démocratiques et populaires, pour combattre les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé et ses oligarchies. Et ce, aussi bien dans nos pays respectifs qu’à l’échelle internationale.

Nous constatons que, partout, les résistances et les luttes se multiplient et s’organisent. Elles contribuent à l’émergence d’un vaste mouvement planétaire des idées ; celui qui inspire déjà, en Amérique latine, des formes de  construction régionale fondées sur la solidarité et la souveraineté populaire, ainsi que des mesures gouvernementales de rupture avec le néolibéralisme.

Depuis la crise financière de 2008, l’Europe, pilier du capitalisme mondialisé et de son ordre globalitaire, est devenue l’épicentre de la crise mondiale. Ses peuples subissent de brutales politiques d’ajustement structurel en tous points semblables à celles que les pays du Sud, entre autres, ont connues dans les années 1990 et au début des années 2000.

Les acteurs sont en partie les mêmes : gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates et Fonds monétaire international (FMI). Se sont adjoints à ce dernier, la Commission européenne et la Banque centrale européenne pour former la sinistre et toute-puissante « troïka » qui administre désormais ses remèdes cruels aux populations.

L’histoire nous enseigne que lorsque l’Europe est prise de convulsions, c’est le monde entier qui peut vaciller. Pour l’empêcher de sombrer dans l’austérité à perpétuité, la récession généralisée et dans un projet politique autoritaire et réactionnaire, la montée en puissance, en France, du Front de gauche, aux côtés des autres forces progressistes européennes, est une bonne nouvelle, en même temps qu’une nécessité. Car la voix de la France compte dans le monde, lorsqu’elle s’inscrit dans la tradition des Lumières, de la Révolution de 1789,  de la Commune, du Front populaire, de la Résistance.

Le Front de gauche incarne tout le potentiel renouvelé de cette grande tradition du socialisme historique, de l’émancipation sociale, du progrès et de la construction d’un intérêt général humain. Il prend aussi en compte l'enjeu du XXIe siècle que constitue la compréhension de l'unicité de notre écosystème et l'urgence de le préserver par une reconversion écologique à l'échelle mondiale qui tienne compte de la dette écologique que les pays industrialisés ont à l'égard des autres pays.

drapeaux-du-monde.jpgGrâce au Front de gauche, la France peut contribuer de manière significative à la construction d’une autre Europe et d’une autre mondialisation. C’est pourquoi l’enjeu d’y construire une autre gauche ayant tiré le bilan de l’échec et de l’écroulement du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie à un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé, est crucial. Crucial pour la France et l’Europe, mais aussi pour le reste du monde.

Nous pensons que la réussite du Front de gauche et de son candidat à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, Jean-Luc Mélenchon, peut concourir au renouveau et au renforcement d’un internationalisme de combat contre la finance mondialisée. C’est pourquoi nous souhaitons un plein succès au Front de gauche et exprimons notre solidarité avec son candidat.

 

Kader Abderrahim, politologue, Algérie
> Ben Hida Abderrahmane, membre du secrétariat national du Parti de l’action démocratique socialiste (PADS), Maroc
> Moumen Abib médecin, membre du Conseil national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie
> Dalal Abu Saud, universitaire et membre du Forum social Palestine, Palestine
> Amina Aetab, militante du Mouvement du 20 Février et de l’Organisation pour la liberté d’information et d’expression (OLIE), Maroc
> Vittorio Agnoletto, ancien député européen et porte parole du Forum social de Gênes, Italie
> Samir Aita, rédacteur en chef du Monde diplomatique éditions arabes, président du cercle des économistes arabes, Syrie
> Zahra Ajaram, militante associative, Maroc
> Sanhadja Akrouf, militante féministe, Algérie
> Tariq Ali, écrivain, Royaume-Uni
> Tewfik Allal, éditeur, président de l’Association du Manifeste des libertés (AML), Algérie
> Samir Amin, économiste, Président du Forum mondial des alternatives, Egypte
> Samia Amour, militante féministe, Algérie
> Antônio Carlos Andrade, président du Partido Socialismo e Liberdade (PSOL) Parti Socialisme et liberté, Brésil
> Julio Anguita ancien maire de Cordoue, ancien secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne
> Ana Maria Araujo Freire, éducatrice et successeur légale de Paulo Freire, Brésil
> Luis Araujo, membre de la direction nationale du PSOL, Brésil
> Jorge Arrate, membre du Movimiento Amplio de Izquierda (MAIZ) (Mouvement élargi de gauche), candidat de la gauche aux présidentielles de 2009, Chili
> Valmir Assunção, député du Parti des travailleurs (PT), Brésil
> Alexandra Ayala-Marín,  journaliste «El Hoy», Equateur

Mohand Bakir, journaliste, blogueur, Algérie
> André Bansart universitaire, Université Simon Bolivar de Caracas, Venezuela
> Houcine Bardi, docteur en droit, avocat au barreau de Paris, Secrétaire général et porte-parole du Parti du travail tunisien - France (PTT-F), Tunisie
> Ariel Basteiro, ancien député Nuevo Encuentro, Argentine
> Abdeljalil Bedoui, coordinateur et porte-parole du Parti tunisien du travail, Tunisie
> Aymen Belhadj, syndicaliste étudiant, Tunisie
> Tarik Ben Hiba, ancien membre de la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, ancien conseiller régional d’Ile-de-France, militant associatif de l’immigration, Tunisie
> Ahmed Benani, politologue et anthropologue des religions, Maroc
> Rosa Bofill Benet, responsable du secteur femmes de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Catalogne, Espagne
> Ghizlane Benomar, militante du Mouvement du 20 Février, Maroc
> John Berger, écrivain et critique d'art, Royaume-Uni
> Thierry Bodson, secrétaire général de la Fédération générale du travail de Belgique, Belgique
> Carmen Bohórquez, historienne, philosophe, Venezuela
> Carl Boileau, conseiller d'arrondissement du District de De Lorimier (Projet Montréal), Québec
> Blanca Flor Bonilla, maire d'Ayutuxtepeque, Salvador
> Afrânio Bopré, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
> Mustapha Bouaziz, universitaire, historien, Maroc
> Leonor Bravo, écrivain, Equateur
> Marinor Brito, ancienne sénatrice du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
> Monica Bruckmann, sociologue, Université fédérale de Fluminense, Brésil
> Alberto Burgio, philosophe et homme politique, Italie
> Pilar Bustos, peintre, Equateur

Julio C. Gambina, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
> Rodrigo Cabeza, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) et du Parlement latino-américain, Venezuela
> Marcelo Roman Campana, membre de la direction nationale du Pôle démocratique d'Equateur, Equateur
> Daniel Campiones, Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
> Luiz Arnaldo Campos, Fondation Lauro Campos Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
> Javier Diez Canseco, député Parti socialiste, Pérou
> Teresa Carballeira, professeure de droit, Université de Saint-Jacques de Compostelle, Espagne
> Luis Casado, responsable des relations internationales Partido de Izquierda (PAIZ), Chili
> Bernard Cassen, journaliste, membre du Conseil international du Forum social mondial, France
> Carmen Castillo, écrivain, cinéaste, Chili
> Ramon Chao, journaliste et écrivain, Espagne
> Lakbira Chater, syndicaliste, Union marocaine du travail, Maroc
> Carlos Nelson Coutinho, professeur, intellectuel, Université fédérale de Rio de Janeiro, Brésil
> Ángel Crespo Sánchez, secrétaire général de la Confédération syndicale des commissions ouvrières (CCOO) de Barcelone, Espagne
> Norberto Crivelli, président du Parti suisse du travail, Suisse

Erik de Bruyn, porte-parole de Rood! Belgique
> Armando de Souza, ancien secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs portugais, Portugal
> Diether Dehm, député, producteur, auteur-compositeur Die Linke (La Gauche), Allemagne
> Jean-Maurice Dehousse, ancien bourgmestre de Liège, ancien vice-président du groupe socialiste au Parlement européen, ancien ministre, Belgique
> Demba Moussa Dembélé, directeur du Forum, économiste, chercheur, Forum africain des alternatives, Sénégal
> Nidia Diaz, députée du Front Farabundo Marti de libération nationale (FMLN) au Parlement centre-américain, Salvador
> Héctor Díaz-Polanco, anthropologue, Mexique
> Abderrezak Dourari, professeur des sciences du langage, Université d’Alger 2 (Tamazight), Algérie
> Benjamin Durand, professeur de réalisation cinématographique et responsable du département de formation intégrale de Vive TV Université nationale expérimentale des arts, Venezuela

Mohamed Elaouni journaliste, coordinateur du Conseil national pour l’appui au Mouvement du 20 Février, coordinateur du mouvement pour une constitution démocratique au Maroc, membre du secrétariat du conseil national du PSU, Maroc
> Klaus Ernst, co-président de Die Linke, Allemagne
> Saul Escobar, membre du Parti de la révolution démocratique (PRD), Mexique

Lindbergh Farias, sénateur, Parti des travailleurs, Brésil
> Saïd Fawzi, ancien président de l’Association de défense des droits de l’homme au Maroc (Asdhom), Maroc
> Heloísa Fernandes, sociologue, Université de Sao Paolo, enseignante à l' École nationale Florestan Fernandes du Mouvement des sans terre (MST), Brésil
> Paolo Ferrero, secrétaire général du Parti de la refondation communiste, Italie
> Fernando Ferro, député Parti des travailleurs, Brésil
> Carlos Figueroa syndicaliste Fédération médicale d'Equateur, Equateur

Giorgos Gavrilis, membre du Conseil exécutif et ancien vice-président de la Confédération centrale des travailleurs grecs, Grèce
> Mohamed Ghafri, militant du Mouvement du 20 Février, Maroc
> Paula Gil, initiatrice du mouvement Génération "à l’arrache" contre la précarité, Portugal
> Manolis Glezos, écrivain et ancien député européen, Grèce
> Richard Gott, journaliste et historien, Royaume-Uni
> Juan Goytisolo, écrivain, Espagne
> Dino Greco, directeur de Liberazione, Italie

Mamdouh Habashi, secrétaire national Parti socialiste égyptien (PSE), Egypte
> Marta Harnecker, sociologue, Chili
> Tania Hermida, ancien député de l'Assemblée constitutionnelle, cinéaste, Equateur

Vilma Ibarra, ancienne députée Nuevo Encuentro, Argentine
> Abdellaziz Iimoudane, membre du Parti de la voie démocratique, Maroc

Francisco Jarauta, professeur, philosophe, écrivain, Université de Murcia, Espagne

Fatima Khafagy, membre de la commission des relations internationales, Parti de l’Alliance populaire socialiste (APS), Egypte
> Hassan Khalil écrivain, docteur-chercheur en philosophie, Liban
> Mohamed Farid Khemisti, avocat, Algérie
> Michel Kilo, membre du Forum démocratique syrien, Syrie
> Leandro Konder, professeur, intellectuel, Brésil
> Jorge Kreynes, membre du Parti communiste, Argentine
> Oskar Lafontaine, ancien ministre, fondateur de Die Linke, Allemagne

Mehdi Lallaoui, écrivain, cinéaste, Algérie
> Cayo Lara, secrétaire général de Izquierda Unida (Gauche unie), Espagne
> Junghee Lee, président Parti progressiste unifié, Corée du Sud
> Araceli Lemos, ancien député Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
> Felipe López Aranguren, sociologue et poète, Espagne
> Clara Eugenia López Obregón, présidente du Pôle démocratique alternatif, Colombie
> Gesine Löszch, co-président de Die Linke, Allemagne
> Clécio Luis, conseiller Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil

Mohamed Makhlouf, journaliste-écrivain, Syrie
> Maria José Maninha, ancien député du Parti Socialisme et liberté (PSOL), Brésil
> Dionilson Marcon, député du Parti des travailleurs, Brésil
> Citto Maselli, scénariste et réalisateur, Italie
> Juliano Medeiros, coordination UNAMÉRICA, Parti Socialisme et liberté, Brésil
> José Luis Mendez, professeur à l'Université de Porto Rico, Porto Rico
> Youcef Merrouche, secrétaire national à l’immigration, Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Algérie
> Samia Messaoudi, journaliste, Algérie
> Francine Mestrum, universitaire, membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), Belgique
> Willy Meyer, député européen Izquierda unida (Gauche Unie), Espagne
> Florent Michelot, directeur général de Option Nationale Québec, Québec
> Tarik Mira, député de Béjaia, Algérie
> Juan Carlos Monedero, professeur Université de Somosaguas, Faculté des sciences politiques et de sociologie, Espagne
> Mohamed Mouhajid, membre du bureau politique du Parti socialiste unifié, ancien secrétaire général, Maroc
> Nabila Mounib, secrétaire générale du Parti socialiste unifié, Maroc
> Salvador Muñoz, président de Partido de Izquierda (Parti de Gauche), Chili
> P.K. Murthy, syndicaliste The Lal Zhanda Coal Mines Mazdoor Union, Inde
> Roberto Musacchio, ancien député européen, Italie

Marie Nacif Debs, secrétaire générale adjointe Parti communiste libanais, Liban
> Noureddine Najar, économiste, coordinateur d’Ettajdid-France, Tunisie
> Hassan Nekrache, universitaire, membre du secrétariat du Mouvement pour une constitution démocratique, Maroc

Ana Elisa Osorio, membre de la direction nationale du Parti socialiste unifié du Venezuela et du Parlement latino-américain (Parlatino), Venezuela

Luis Antonio Pasquetti, professeur Université de Brasilia, Brésil
> Hélena Pato, universitaire, fondatrice du Mouvement des femmes (MDM), résistante historique au régime de Salazar, Portugal
> Rodrigo Pereira, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil
> Orlando Perez, directeur du Journal El Telegrafo, Equateur
> Gustavo Pérez Ramírez, sociologue et membre de l'Académie d'Histoire de Quito, Equateur

Khalid Rahel, militant des droits de l’homme, membre du secrétariat du Conseil national du Parti socialiste unifié, Maroc
> Carlos Raimundi, député Nuevo Encuentro, Argentine
> Beatriz Rajland, membre Fondation de recherche en sciences sociales et politiques, Argentine
> Gloria Inez Ramirez, député Pôle démocratique alternatif/ Parti communiste colombien, Colombie
> Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique en español, Espagne
> Ariovaldo Ramos, professeur de théologie et prêtre, Brésil
> Julia Ramos Sanchez, secrétaire exécutif de la Confédération nationale des femmes paysannes indigènes et originaires de Bolivie “Bartolina Sisa”, ancienne ministre du développement rural et des terres, Bolivie
> Rayhana comédienne, Algérie
> Alexis Rivas Toledo, anthropologue, ancien ministre du patrimoineh Equateur
> Randolfe Rodrigues, sénateur Parti Socialisme et liberté, Brésil
> Edmilson Rodrigues, député Parti Socialisme et liberté, Brésil

Najib Saber, universitaire, Maroc
> Emir Sader, secrétaire général du Conseil latino-américain de sciences sociales (CLACSO) et membre du Conseil international du FSM, Brésil
> Napoleon Saltos, universitaire, Université centrale d'Equateur, Centre de pensée alternative, Equateur
> Marta Sanz, écrivain, Espagne
> Roberto Savio, membre du Conseil international du Forum social mondial, fondateur de l'agence Inter Press Service (IPS), Italie
> Johanne Schmidt-Nielsen, porte-parole du groupe parlementaire de l’Alliance Rouge-Verte et au Conseil municipal de Copenhague, Danemark
> Claude Semal, chanteur, auteur et comédien, Belgique
> Pascual Serrano, écrivain et journaliste, fondateur du site Liberacion, Espagne
> Ahmed Slimani, universitaire, directeur du centre d’études et de recherches Ben Saïd, Maroc
> Ahmed Smaoui, ancien ministre, Tunisie
> Ahmed Snoussi, artiste-humoriste, Maroc
> Joao Pedro Stedile, membre de la coordination du Mouvement des sans terre et de Vía Campesina, Brésil
> Niko Swarz, journaliste et écrivain, membre de la Comission des relations internationales du Frente Amplio (Front élargi), Uruguay

G.M. Tamás, philosophe et ancien député, Hongrie
> Amauri Teixeira, député Parti des travailleurs, Brésil
> Milton Temer, membre de la direction nationale Parti Socialisme et liberté, Brésil
> Jean-Marie Théodat, professeur Université d'Etat d'Haïti et Université Paris 1, Haïti
> Alexis Tsipras, président du parti Syriza et de son groupe parlementaire, Grèce

Attila Vajnai, président du Parti des travailleurs hongrois 2006, Hongrie
> Ivan Valente, président du Parti Socialisme et liberté, BrésilMark Weisbrot, économiste et co-directeur du centre de recherche Center for Economic and Policy Research à Washington, Etats-Unis
> Bernard Wesphael, député (Wallonie), Belgique

Fatem Zahra Touzani, avocate de l’Organisation pour les libertés d’information et d’expression (OLIE) et militante du Mouvement du 20 Février, Maroc 

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