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Conseil régional : Commission permanente du 26 février 2014

Publié le par pcf23

le président de région ne veut plus jouer au petit train…

Proximité des élections ou impact de crise économique, en tout cas peu de rapports à l’ordre du jour de cette commission permanente de février qui a cependant donné lieu à des échanges éclairants entre Limousin Terre de Gauche et la majorité régionale sur l’avenir du transport ferroviaire.

C’est une délibération attribuant 700.000 euros pour afficher l’identité visuelle de la Région sur le matériel TER qui a mis le feu aux poudres. Stéphane Lajaumont dénonçait un montant disproportionné pour cette opération de « pelliculage » (logo de la région sur les trains), jugeant que les priorités régionales pour développer le transport ferroviaire voyageur étaient autres. Il s’appuyait pour cela sur les récentes réunions des « comités de pôles » auxquelles ont participé les élus Limousin Terre de Gauche: plusieurs intervenants ont mis en avant les dysfonctionnements de la SNCF et pointé l’absence de réactions de la Région. Manque de matériel, de personnels, retards, correspondances non assurées, trains supprimés, les doléances ne manquent pas. En guise de réponse le président Denanot a pointé du doigt la responsabilité première de la SNCF dans ces dysfonctionnements et menaçant de joindre sa voix à celle d’autres présidents de régions pour ne plus payer la facture présentée chaque année. Plus préoccupant, en réponse à des interrogations de Pascale Rome sur l’avenir du service public ferroviaire, il laissée entendre à mots couverts, qu’en dépit de son attachement à la SNCF la privatisation pourrait devenir la solution si l’entreprise nationale « n’acceptait pas de se rénover » ! Christian Audouin intervenait à son tour pour pointer le rôle de l’Etat, actionnaire unique de la SNCF, et la responsabilité du gouvernement pour insuffler une nouvelle dynamique au transport public ferroviaire. Silence dans les rangs de la majorité. A l’heure ou le « quatrième paquet ferroviaire » instituant la mise en concurrence de la SNCF avec des compagnies privées vient d’être voté par le Parlement européen, les propos tenus par l’exécutif régional ne manqueront pas d’inquiéter tous ceux qui ont participé récemment aux assises citoyennes du transport ferroviaire à Limoges ….

Noël est passé… les cadeaux aux entreprises continuent…

Concernant les aides aux entreprises, les élus Limousin Terre de Gauche ont voté contre une nouvelle subvention à l’entreprise limougeaude Cerlase. Celle-ci, comme beaucoup de start-up attachées au Pôle Céramique, a déjà bénéficié d’aides publiques conséquentes par le passé : 1,75 millions d’euros depuis 2006 (dont 1,4 depuis 2010 et au moins 400000 euros depuis un an). De plus, comme pour beaucoup de start-up, on n’a aucune garantie sur leur devenir en Limousin, et, lorsqu’elles seront totalement « matures », après avoir été nourries de subventions publiques, elles pourront tomber dans l’escarcelle de grands groupes, à l’exemple de la société Glycode en Corrèze ou Emix à La Souterraine rachetées respectivement ces dernières années par une entreprise lyonnaise et un groupe espagnol. Cela ne doit pas manquer de nous conduire à la plus grande prudence sur les retombées en terme d’emplois pour notre région… et sur les choix d’aides accordés.

Opposition du groupe également à une subvention à la toute petite société Solumix créée en novembre 2013 : Stéphane Lajaumont a rappelé que, si cette entreprise de trois salariés s’installait sur un créneau économique porteur (celui des briques isolantes), il fallait regarder à qui allaient être attribués les 250000 euros de subvention ! Solumix est un montage entre trois principaux actionnaires : aucun ne dépasse 25% du capital social, pour éviter que l’entreprise ne puisse être considérée comme appartenant à un grand groupe… C’est pourquoi le plus gros actionnaire, le groupe Air Liquide, ne possède « que » 24,91% de Solumix… La région Limousin aide donc un groupe qui a une capitalisation boursière de 30 milliards d’euros et qui a versé en 2013 750 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires ! Et les élus de la majorité régionale poussent des cries d’orfraie lorsque l’on dénonce l’effet d’aubaine…

En matière d’éducation-formation, le groupe s’est prononcé contre l’évolution de la carte initiale de l’apprentissage négociée entre la Région et le Rectorat. Intervenant sur le rapport, Laurence Pache a dénoncé la volonté de l’exécutif régional de vouloir à tout crin obtenir la régionalisation des formations initiales et son obstination à vouloir développer l’apprentissage au détriment du service public de l’Education nationale.

Limousin Terre de Gauche a par ailleurs refusé que la région participe financièrement à un plan de formation pour les salariés de l’entreprise Polytech, en rappelant que, si nous soutenons la formation des salariés, cette entreprise avait obtenu depuis sa création il y a quatre ans près de 4 millions d’euros d’aides publiques (dont un million de la région Limousin). Limousin Terre de Gauche proposait que la somme soit attribuée aux salariés eux-mêmes pour choisir la formation qui les intéressait, au lieu d’utiliser ce prétexte pour faire un nouveau cadeau financier à Polytech… Là encore, refus de la majorité régionale dans son ensemble…

Elections municipales : le soutien des élus Limousin Terre de Gauche aux listes en rupture avec le social-libéralisme

A l’occasion des élections municipales de mars 2014, les élus Limousin Terre de Gauche au conseil régional soutiennent les dynamiques, les candidats et les projets qui s’inscrivent, à gauche, dans une logique de rupture avec le social-libéralisme et d’opposition aux politiques d’austérité menées par ce gouvernement.

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