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BUDGET LIBÉRAL DU GOUVERNEMENT : LE FRONT DE GAUCHE DIT NON

Publié le par pcf23

BUDGET LIBÉRAL DU GOUVERNEMENT : LE FRONT DE GAUCHE DIT NON

Mardi 22 octobre, l'Assemblée nationale devait se prononcer sur le Budget 2014 présenté par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ce budget a pour objectif premier de baisser la dépense publique au nom de la compétitivité. Le prix à payer pour les salarié-es et les ménages en sera très lourd. Pour les patrons, il en ira tout autrement car pour eux, les cadeaux continuent. Les députés communistes et du Front de gauche ont voté contre.

Le changement, c'est pour quand ?

Le gouvernement durcit encore sa politique austéritaire. Comme le déclare André Chassaigne, président du groupe Front de gauche : « Le budget 2014 ne permet pas de libérer nos concitoyens et les entreprises des conséquences de la dérégulation financière, de redonner toute leur force aux principes d'égalité, de justice, de solidarité qui forment le ciment du pacte républicain». Au contraire ! La contribution des entreprises et des grandes fortunes baissera de 56 à 33 milliards. Elles bénéficieront d'un crédit d'impôt de 20 milliards, sans conditions d'investissement et d'emploi, sans contrôle non plus comme l'a annoncé Pierre Moscovici. Pour les citoyen-nes, la TVA augmente, le gel du barème de l'impôt décidé par Sarkozy sera maintenu, les services publics amputés, l'investissement public réduit... C'est contraire à la fois à toute justice sociale et au redémarrage de notre économie. Ce n'est pas pour cela que les françaises et les français avait voté, il y a à peine un an et demi.

Un débat tronqué

Le gouvernement mène ce débat au grand galop, sans écouter et prendre en compte les député-es du Front de gauche.

Ceux-ci n'ont eu de cesse de rappeler leurs propositions constructives pour une issue à la crise : pour rendre l'impôt plus progressif et épargner les ménages modestes et moyens, augmenter l'impôt sur la fortune, baisser la TVA qui pèse sur la consommation, moduler l'imposition des entreprises en fonction de leur taille et de l'utilisation qu'elles font de leurs bénéfices. Des députés socialistes, eux mêmes, se sont élevés devant ce budget, comme Pouria Amishahi affirmant : « Il faut réfléchir à d'autres choix que des compromis avec l'Europe technocratique ou le Medef ». Le Premier ministre lui même, face aux doutes des députés de la majorité gouvernementale leur a ordonné l’obéissance, craignant des défections. La droite se frotte les mains, réclamant d'aller plus loin dans les sacrifices. Le budget a été adopté par l'ensemble de la majorité gouvernementale socialiste, écologiste et radicale de gauche. C'est aux antipodes de ce qu'attend le pays.

Résister et construire

Le Parti communiste et le Front de gauche, avec leur programme l'Humain d'abord et leurs propositions pour une véritable réforme de la fiscalité iront à la rencontre des citoyens pour les alerter et les mobiliser. Ce budget passera le 21 novembre au Sénat. Vous pouvez compter sur les sénatrices et les sénateurs communistes et du Front de gauche pour vous faire entendre.

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David Gipoulou 27/10/2013 19:54

Rappelons que le député maire de Guéret, Michel Vergnier a voté pour ce texte le 22 octobre 2013 comme on le constatera ici :http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0663.asp
Ce député cumulard avait pourtant promis lors des voeux en mairie de Guéret début 2013 car n'étant pas content de l'étranglement des budgets des collectivités locales il avait voté le budget 2013 par fidélité mais il lançait un avertissement (solennel?) au gouvernement par rapport à 2014... Fidèle à sa tradition de ne pas respecter ses promesses (voir son approbation de la contre réforme des retraites) il s'est à nouveau plié à la politique libérale du gouvernement. La suppression de l'abattement sur les pensions des personnes qui ont eu une famille nombreuse, la liquidation du budget de l'écologie, les suppressions massives de postes dans les services de l'Etat et les services publics voilà ce que ce responsable du PS creusois a voté et va infliger à la Creuse pourtant déjà durement touchée. Par la faute de cet édile local, également président de la communauté d'agglomération du grand Guéret , la suppression de 1,5 milliards d'euros des subventions aux collectivités prévue au budget 2014 va diriger directement le budget des collectivités creusoises en 2014 vers une austérité préjudiciables à tou-te-s localement. Son vote national a directement une incidence sur le local... Les sostranien-ne-s, guérétois-e-s, aubussonnais-e-s, felletinois-e-s, bourganiaud-e-s, st-valérien-e-s, tou-te-s les habitant-e-s des communes creusois-e-s doivent savoir à qui ils et elles devront cela. La responsabilité implique une sanction électorale au profit du Front de gauche qui voit clair et vote dans l'intérêt des gens à l'Assemblée et bientôt au Sénat.